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La personne qui consulte recherche des garanties, non du résultat bien entendu, mais bien de la validité de la démarche psychanalytique : il est donc nécessaire que celui qui est consulté ait effectué au moins une analyse personnelle approfondie, ce qui est mon cas (chez un pédopsychiatre, psychanalyste, membre titulaire de la SPP, ancien président d'une des sections régionales). En plus de travaux théoriques, cette analyse approfondie est nécessaire, car en plus de l'expérience "clinique" et d'une bonne capacité de contenance, seule une analyse poussée peut aider à maîtriser au mieux les difficiles transfert et contre-transfert qui se mettent en place, à garder son calme, et à aider la personne qui consulte. Je tiens plus que tout à la liberté de chacun, loin des interprétations sauvages et des remèdes miracles. Travaillant dans le cadre d'une éthique stricte et d'une remise en question constante, je me sens parfois très proche mais aussi parfois très éloigné de certaines tendances actuelles de la psychiatrie (type DSM IV) ou de la psychologie. Je considère l'enfant (mais aussi l'adulte) dans sa globalité : en aucun cas, une personne n'est réductible à son échec scolaire, à son échec professionnel, à son échec amoureux, tout comme à ses réussites dans ses domaines. Chaque personne est unique. Un "symptôme" est parfois l'expression d'une difficulté, difficulté qui peut parfois être surmontée, et sans médicament ou prise en charge lourde. Si un garagiste sait repérer et changer une pièce défaillante dans une voiture, un enseignant ne peut, seul, faire "réussir" un élève tout comme un parent ne peut, seul, faire "aller bien" son enfant. Cela dépend aussi de lui-même, de ses capacités, de ses ressources. Une consultation d'un tiers peut être souvent intéressante pour lui, mais pas dans n'importe quelles conditions. Toute démarche personnelle nécessite donc un protocole, pour créer, comme toute éducation, comme tout système social, comme toute relation humaine, un espace avec des limites. Cet espace-temps a un coût. Comme je pense que le premier rendez-vous modifie un équilibre chez la personne qui consulte, il me semble important qu'il soit suivi par un deuxième rendez-vous, qui serait un peu comme l'écho du premier. Je propose donc le fonctionnement suivant : lors de la première consultation, un deuxième rendez-vous est pris pour environ deux semaines plus tard. Le coût global est de 40 €, à régler lors du premier rendez-vous. Je pense qu'un temps de "digestion" psychique est nécessaire après une première consultation, où le dialogue est souvent franc et direct. Ce temps, je compte le réserver à la personne qui consulte, et je lui propose donc ce principe de deux consultations. Libre à elle de ne pas venir à la deuxième consultation prévue. C'est durant cette deuxième consultation que peut se décider la mise en place de quelque chose. Je suis très clair concernant cette "double consultation", car la personne ne doit en aucun cas se sentir "piégée". Ce n'est pas parce qu'elle revient à cette deuxième consultation qu'elle devient "dépendante", et commence un travail de longue haleine. Il s'agit juste, je le réaffirme, d'un temps "écho" du premier, car je pense que le psychisme (voir textes) "agit" beaucoup par "écho". Lorsqu'un protocole se met en place, le coût des séances "suivantes" dépend de plusieurs facteurs. Cela peut paraître élevé de "mettre autant d'argent pour parler" (ce que l'on entend souvent), mais rappelons que le bénéfice souvent important pour l'équilibre général de la personne sur le court, moyen, ou long terme est à comparer avec l'investissement financier. De plus, de nombreuses thérapies ne nécessitent pas un temps très long. Prenons deux séances par mois pendant une demi année, cela coûte moins de 500€, et c'est très profitable. Quelle personne n'est pas prête à mettre 500 € de moins par exemple pour l'achat d'une voiture et avoir changé beaucoup de choses en elle-même, pour en récolter les bénéfices tout les reste de sa vie ? Je me sens particulièrement proche de la psychanalyste C. Halmos, du psychiatre M. Rufo ou encore du pédopsychiatre - psychanalyste B. Golse, pour n'en citer que trois connus au niveau national. La chaleur et le sens clinique de ces trois personnes font d'eux des références quant à la consultation psychothérapeutique. Même s'il doit être soutenu par une analyse approfondie et beaucoup d'expérience, je crois beaucoup au sens clinique "acquis" du thérapeute, lié à sa capacité de régression et donc aux difficultés qu'il a surmontées dans sa vie et/ou dans son travail sur lui-même. J'enseigne par ailleurs à l'Éducation Nationale à Chalon-sur-Saône, et, du point de vue éthique, j'ai le souci constant de bien séparer mes deux activités, ce qui ne pose d'ailleurs aucun problème. J'interviens dans des colloques et participe à des conférences sur les thèmes qui me sont chers. D'autres détails sont présents dans la rubrique Questions. |
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