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Livres et Textes

Extrait n°5 (livre sur Cold Case)

 

Episode 1x08: Fly away (Des bleus et des papillons)

Lilly Rush rouvre une affaire impliquant Rosie Miles, une jeune femme qui se réveille après deux années de coma, avec cependant presque aucun souvenir du décès de sa fille, Toya. Elle se souvient de bleus et de papillons, mais, d’après les médecins, il s’agit d’une amnésie émotionnelle.. Lilly Rush a vite connaissance de la présence d’un inconnu prenant la fuite après la chute mortelle de l'enfant, ainsi qu’une description partielle du fugitif donnée par téléphone par un anonyme. Mais, en fouillant dans la chambre de la victime, elle tombe sur un vieil enregistrement d'une caméra de sécurité…

Cet épisode est plutôt atypique, à cause de la personnalité du meurtrier. La galerie de portraits reste intéressante, particulièrement l’homme manipulateur et abusif qui est tout de même un classique des séries policières. Cold Case montre cependant assez bien combien la pression d’une personne manipulatrice peut faire de dégâts, notamment sur des personnes fragiles, entre autres des jeunes femmes ou jeunes mères. Le personnage de la jeune mère est aussi bien vu, notamment tout ce qui concerne le traitement de ses difficultés « particulières » et le problème de la répétition des difficultés dans une famille. Lilly Rush arrive à expliquer ce qui s’est passé, mais sans le justifier. C’est encore une fois une des clés de la qualité de cette série : expliquer sans justifier, dire la loi sans être un justicier, comprendre l’autre pour aider à l’émergence de la vérité. La bouleversante fin de l’épisode (la neige, la vidéo dans le style du film Philadelphia) en fait un des plus beaux et des plus tristes de toute la série (épisode écrit par Veena Sud).

                Extrait : « Vous aviez essayé d’arrêter M. Frely, mais il était hors d’atteinte. Vous ne pouviez pas l’arrêter parce que ces hommes-là ne s’arrêtent jamais. Personne pour vous aider : ni votre père, ni Angel.  Vous étiez seule. Il ne vous restait qu’une solution. – Laquelle ? – C’est pour ça que vous aviez oublié »

B.O ;  "Sleep" - AZURE RAY ; "Hemorrhage (In my hands)" - FUEL ; "Heaven (Candlelight mix)" - DJ SAMMY & YANOU FEAT DO

 

 

Episode 1x14 : Boy in a box (Les Orphelins)

Une petite valise contenant la photo d’un enfant et son chapeau de cow-boy a été abandonnée devant une église. Will Jeffries se rappelle la mort de ce petit garçon, en 1958, un garçon inconnu de 6 ans, dont le corps avait été retrouvé dans une boîte en carton dans un champ. A l’époque, personne n’avait su son nom. Et là, au dos d’une photo, est indiqué « il s’appelait Arnold ». La nouvelle enquête révèle très vite que le garçon chahuteur vivait dans un orphelinat catholique, puis qu'il avait été adopté deux jours avant sa mort. Lilly Rush et son équipe vont essayer de confesser les sœurs qui étaient en charge de l’orphelinat.  

L’image des sœurs se révèle très ambiguë, car, au-delà de leur habit de religieuse, elles se montrent remplies de sentiments très humains. L’une d’elle est amoureuse, et se retrouve enceinte. Comme dans d’autres épisodes, ces mères au bord d’abandonner leur enfant le font rarement. Cold Case montre bien les difficultés de l’abandon, et le lien qui s’établit très tôt entre une mère et son bébé. Même religieuse, on n’en est pas moins femme, semble dire Cold Case.

Le secret (de famille) est largement développé, notamment en ce qui concerne l’attitude du petit garçon. Quand un enfant ne se sent pas reconnu, il fait tout pour l’être, et notamment il se fait « remarquer », selon le terme classique. Ici, Arnold sent confusément qu’il n’y a quelque chose de pas clair avec au moins une des religieuses. Il est quelque part à la fois protégé par sa « mère » et particulièrement sollicité par elle, ce qui la conduira à le mettre dans des mains expertes pour le sortir de cette situation. Or, un parent ne peut être un professeur, ni un médecin, ni un psychanalyste, ni un policier, ni un juge… pour son enfant : il est tenu par sa relation intime à cet enfant et perd l’objectivité et la distance nécessaires pour ces métiers. Dans ce cas, c’est bien pire, puisque le secret autour de la naissance d’Arnold troue le fonctionnement de ses substituts parentaux.

Cet épisode montre aussi les dérives dramatiques d’une certaine science de l’âge d’or des années 50, où tout était presque permis, où les pires déviations ont été accomplies, sous couvert d’expériences dites scientifiques, en toute bonne foi ou en toute mauvaise foi. Une fois n’est pas coutume, cet épisode a été inspiré d’un fait divers très similaire de Philadelphie : un petit garçon avait effectivement été retrouvé dans une boîte, mais les détectives n’avaient rien trouvé à l’époque. L’affaire avait été rouverte en 1998, mais l’histoire n’est pas celle de Cold Case (voir http://www.northeasttimes.com/2002/0731/boy.html)

La fin présente l’enterrement (enfin) de l’enfant, après qu’il a rejoint, symboliquement, sa sœur Gretchen au rendez-vous fixé des décennies avant. « Boy in a box » est un des épisodes les plus poignants de Cold Case : il présente tous les thèmes de l’abandon, de l’enfance, de l’amour, de la reconnaissance. Sur fond d’une chanson très nostalgique, la scène finale peut aisément arracher des larmes.

Extrait : « Et cet enfant est devenu notre croix. Indiscipliné au possible, il rejetait toute nouvelle famille. Plus il grandissait, moins il devenait adoptable. Nous ne lui avons jamais dit qui était sa mère, mais je crois qu’au fond de lui, il savait que sa place était auprès de Grace. »

Chansons: "All I Have to do is Dream (Dream, dream)" – THE EVERLY BROTHERS ; "Catch A Falling Star" – PERRY COMO ; "Poor Little Fool" – RICKY NELSON ; "Lonesome Town" - RICKY NELSON ; "Walkin' After Midnight" – PATSY CLINE ; "You're the Nearest Thing to Heaven" – JOHNNY CASH ; "Sweeter Than You" - RICKY NELSON

 

Episode 6x08 :  Triple Treat 

                Le sac d’une chanteuse d’opéra décédée dix-sept ans auparavant est retrouvé. L’enquête est rouverte, car Nick Vera se souvient de cette jeune fille russe qui venait demander l’asile politique…

                Les difficultés de l’intégration, les rêves qui se heurtent à la réalité, secret de famille et jalousie : dans un épisode très classique, Cold Case reprend ses chers thèmes. Malgré un scénario bien conçu et des rebondissements maîtrisés, il manque peut-être l’émotion des premières saisons. Le personnage de la jeune fille est néanmoins très attachant, et les origines russes de Nick Vera sont assez intéressantes. Très classique, mais de meilleure qualité que les premiers de la saison, il offre aussi une image de Lilly Rush en train de changer. Peut-être a-t-elle des comptes à régler, à la suite de la mort de sa mère et de la volonté de revoir son père. 

Extrait : « Je dois juste rendre mon projet ce soir, et je le ferai à ma façon. Il n’y a pas que l’opéra dans la vie. Je ne suis pas [ma mère]. Papa, tu m’as juste forcée à vivre tes rêves »

                Chansons : "Habenera" -  Opera "Carmen" ; "Black Steel In The Hour of Chaos" - Public Enemy ; "Pump It Up" – Technotronic ; "Back To Life (However Do You Want Me)" - Soul II Soul ; "Free Fallin'" with "Va Pensiero" - composition originale ; "True Colors" - Cyndi Lauper

 

Episode 6x23 :  Into the blue

Dans cette suite, l’équipe s’attache à découvrir qui, à l’académie militaire, a pu s’en prendre à Lilly Rush. Est-ce le même qui a tué Kate ? Un épisode original et finalement intéressant, notamment en ce qui concerne le parallèle (paternel) Cooper-Stillman, et le mélange réalité-délire de Lilly : on sait à peine qui est mort et qui a fait quoi à la fin… C’est assez intéressant pour conclure cette saison qui n’avait pas bien commencé. Finalement, une saison centrée sur la recherche du père pour Lilly, avec quelques infos concrètes sur son enfance. La dernière scène centrée sur Lilly Rush qui fait du vélo avec, en fond, de vraies paroles de père est très émouvante.

La saison suivante, la septième, est finalement commandée (à condition qu’elle coûte moins cher) et elle est diffusée sur CBS à partir de septembre 2009. Dès le premier épisode, c’est au plus grand succès de l’histoire du cinéma que la série fait allusion, Titanic. La jeune femme qui choisit, pour changer de vie, de monter à bord d’un transatlantique (vers la France) mourra pendant la traversée, contrairement à Rose de Titanic. Décidément, rien ne change jamais pour les héroïnes de Cold Case…

Extrait : « Chère Lilly, il y a deux versions à chaque histoire. Je pense qu’aucune ne te satisfera. Une chose est sûre: je n’aurais jamais pu survivre auprès de ta mère. En ce sens, tu es déjà plus forte que moi. J’étais un pèreminable. Quand j’ai été assez sobre pour réaliser ce que je perdais, il était trop tard pour réparer les dégâts. Mon plus grand regret, c’est que je serai toujours le père qui t’a acheté un vélo mais qui ne t’aura jamais appris à en faire. À certains moments, j’ai essayé de reprendre contact, mais tu suivais ton propre chemin, par toi-même. Et tu es devenue super,ma fille. J’ai manqué beaucoup de choses de ta vie, et pour cela, j’en suis désolé. Pas seulement pour toi, et pour m’être privé des moments où tu avais besoin d’un père, de quelqu’un pour te protéger. Le jour où tu as débarqué au parc, après toutes ses années, mon coeur a failli exploser. J’ai cru que tu venais pour me juger, jusqu’à ce que réalise que j’étais le seul parent qui te restait. Que cela te plaise ou non, on n’a qu’un seul père. Sache que, s’il y a un autre moment dans la vie où tu as besoin de loi, je serai là. »

Scénario : Jennifer Johnson et Greg Plageman.

Bande originale : Once, Alive, Man of the hour, Nothingman, Given to fly, Release, Immortality, Black, Pearl Jam.

 

 

  

 

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